La Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France propose un cycle de conférences mensuelles d'octobre à juin, et des visites d'expositions ou de sites.

Certaines activités de nospartenaires (Société des amis des archives de France, séminaires de recherche...) sont également ouvertes à nosmembres.

 

ATTENTION !! Le cycle de conférences 2019-2020 aura lieu aux Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier, 75019 Paris (M° Porte des Lilas, bus 61, 64, 69, 96), le mardi à 15h30 (sauf exception).

INSCRIPTION OBLIGATOIRE une semaine avant la conférence

sur : inscriptions@shpif.fr 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

 

Mardi 21 janvier 2020, à 15 h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Julien AVINAIN, chef du Pôle archéologique / DHAAP – UMR 7041 ArScAn, équipe GAMA

Émilie CAVANNA, archéogéographe, Pôle archéologique / DHAAP – UMR 7041 ArScAn, équipe Archéologies environnementales

 La nouvelle carte archéologique de Paris : bilan et perspectives

 Disponible sous la forme d’une application cartographique interactive sur www.paris.fr depuis le 3 juillet dernier, la nouvelle carte archéologique de Paris invite à explorer plus de 2000 découvertes archéologiques réalisées à Paris. De nombreuses sources de données ont été analysées, allant des mentions de découvertes anciennes des XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’aux rapports d’opérations archéologiques préventives les plus récents. Les archives de Théodore Vacquer – premier archéologue parisien (deuxième moitié du XIXe siècle) et celles de la Commission du Vieux Paris, conservées à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, constituent les fonds les plus importants pour documenter l’évolution de la capitale.

La nouvelle carte archéologique de Paris est issue du projet R&CAP (Référentiel et Cartographie de l’Archéologie Parisienne). Piloté par le Pôle archéologique (DHAAP) de la Ville de Paris depuis 2014, celui-ci bénéficie de la collaboration de l’Inrap, de la Drac Île-de-France et du CNRS (UMR 7041 ArScAn) et fédère de nombreux archéologues et historiens travaillant sur l’histoire de Paris. L’application est, quant à elle, développée en partenariat avec le consortium « Paris Time Machine » labellisé par la Très Grande Infrastructure de Recherche (TGIR) du CNRS Huma-Num.

Pensé comme un outil de connaissance et de diffusion scientifique, l’objectif est de mettre à disposition des chercheurs et du grand public un inventaire actualisé des découvertes archéologiques parisiennes, régulièrement enrichi par de nouveaux contenus (story maps) et de nouvelles fonctionnalités à venir.

Mardi 25 février 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Pierre COFFY, doctorant en histoire de l'architecture (Univ. Panthéon-Sorbonne/Univ. degli Studi di Milano)

Équiper la ville sous l’Empire : La naissance des premiers abattoirs parisiens

Se plaçant en digne héritier de la pensée des Lumières, Napoléon n’a eu de cesse durant son règne de promouvoir l’embellissement et la modernisation de sa capitale. En dehors des entreprises monumentales, cela passe surtout par une importante politique d’équipement. L’empereur récupère en fait un mouvement lancé dès la fin de l’Ancien Régime et interrompu par la Révolution. Parmi les mesures marquantes prises à cette époque, l’amélioration de l’alimentation en eau de Paris, la création d’un réseau de marchés ramifié et cohérent, ou encore la construction des premiers abattoirs de la ville. Ce dernier point mérite une attention particulière. En effet, si la question de l’approvisionnement en viande est au cœur des débats depuis la fin du xviie siècle, c’est seulement sous l’Empire qu’une nouvelle typologie architecturale voit le jour pour résoudre cette question. Il s’agit alors d’allier salubrité et rentabilité et parfois même de participer au décor d’une ville dont Napoléon rêve de faire la capitale de l’Europe.

 

Mardi 3 mars 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences). Report de la conférence prévue le 17 décembre 2019

 Stéphanie LE GALLIC, maître de conférences à l’Université Bordeaux-Montaigne

Pourquoi Times Square n’est pas à Paris. Une histoire de la publicité lumineuse à Paris et à New York de la fin du 19esiècle à nos jours

Si de nos jours, les modèles de publicité lumineuse parisien (ie. en périphérie, sous forme de lettres découpées situées au sommet des immeubles) et new-yorkais (ie. central, sous forme d’écrans placés en façade des buildings) semblent s’opposer, il n’en fut pas toujours ainsi. D’ailleurs, dans la secondemoitié du 19esiècle, la situation de ces deux villes était somme toute comparable : ces centres urbains avaient été précocement éclairés au gaz puis à l’électricité, expérimentaient une nouvelle culture vespérale et étaient perçus par leurs contemporains comme des vitrines de la modernité. Plus tard, les circulations transatlantiques à double sens, comme l’illustre l’histoire du néon, témoignent encore de relations récurrentes et complexes entre Paris et New York. Dès lors, comment expliquer la trajectoire différenciée de ces deux métropoles en matière de publicité lumineuse ? Dans la communication, nous tenterons d’apporter quelques éléments de réponse et d’identifier les points de divergence qui expliquent pourquoi, finalement « Times Square n’est pas à Paris ».

 

 

 

Mardi 17 mars 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

 Nicolas MOUCHERONT, doctorant à l’EHESS

 La chute du pont Notre-Dame. Un scandale financier au temps des guerres d'Italie

Les répercussions de l'effondrement du pont Notre-Dame, survenu à Paris le 25 octobre 1499, sur la vie politique parisienne furent nombreuses. Dans l'immédiat, le prévôt des marchands et les échevins furent arrêtés par le parlement de Paris qui nomma trois commis au gouvernement. Condamnés à de lourdes amendes, ils ne firent plus jamais parler d'eux. Denis Hesselin, receveur de la ville de Paris, fut en revanche libéré à la demande expresse du roi Louis XII. Son fils devint quelques années plus tard receveur des aides concédées par le roi afin de financer une reconstruction en pierre. Quels sont les motifs implicites et explicites d'un tel traitement de faveur ?

 

 

 

 

 

Mardi 28 avril, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Odile BORDAZ, conservateur du patrimoine

Paris au temps des mousquetaires du roi

Le Paris des Mousquetaires du Roi, que nous allons découvrir, est celui du temps de Louis XIII et des premières décennies du règne de Louis XIV. Paris était alors l'une des capitales les plus peuplées d'Europe et une ville en constante transformation. Le quartier des mousquetaires s'étendait sur la rive gauche, au faubourg Saint-Germain. Là, se trouvaient les hôtels de M. de Tréville et de d'Artagnan, ainsi que l'hôtel de la première compagnie des mousquetaires. Chroniques, mémoires, actes notariés fourmillent de détails relatifs à la vie quotidienne de ces gentilshommes qui constituaient un corps d'élite au service exclusif du souverain et dont la présence dans la capitale ne passait pas inaperçue.

Mardi 26 mai 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Christophe POMMIER, conservateur-adjoint au département de l’artillerie du Musée de l’armée

La guerre de 1870-1871 en Île-de-France : combats, occupation et résistance

Le siège de Paris a été l’opération militaire la plus longue et la plus ambitieuse de la guerre de 1870-1871. C’est également un enjeu stratégique de première importance : fin janvier 1871, la reddition de Paris signe la fin de la guerre et la défaite de la France. Pendant les 132 jours du siège, les opérations militaires se succèdent, en Île-de-France comme en province, pour tenter de délivrer Paris, sans succès ; tandis que les Franciliens subissent, en plein hiver, les vicissitudes de la guerre.

Mardi 16 juin 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Guillaume NAHON, conservateur général du patrimoine, directeur des Archives de Paris

La Campagne embourgeoisée. L’habitat de plaisance à Charonne, 1650-1850. 

Comme de nombreuses paroisses de la banlieue, le village du Grand Charonne est un lieu de villégiature prisé des élites parisiennes dès le Moyen Âge. Le phénomène est bien documenté à partir du xviie siècle et les sources des xviiie et xixie siècles permettent de le mesurer avec précision. Il atteint son apogée à la fin de l’Ancien Régime. « La situation de ce village sur la pente d’un coteau fait que l’on y voit de jolies maisons de campagne », dit Thiéry dans son Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, publié en 1787. On y dénombre alors près d’une trentaine de maisons qui, avec leurs jardins clos, occupent la majeure partie de l’agglomération villageoise. Le plus souvent construites sur des parcelles initialement destinées à l’habitat et à l’exploitation agricoles, elles disparaissent progressivement à partir de la Révolution, à la faveur d’un mouvement que l’on pourrait qualifier de « reconquête horticole ».