La Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France propose un cycle de conférences mensuelles d'octobre à juin, et des visites d'expositions ou de sites.

Certaines activités de ses partenaires (Société des amis des archives de France, séminaires de recherche...) sont également ouvertes à ses membres.

ATTENTION !! Le cycle de conférences 2019-2020 aura lieu aux Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier, 75019 Paris (M° Porte des Lilas, bus 61, 64, 69, 96), le mardi à 15h30 (sauf exception).

 

 

 

mardi 1er octobre 2019,  à 15h

Thomas Pucci, chargé d’action culturelle, Chapelle expiatoire – Colonne de Juillet

La Chapelle expiatoire : Un lieu de mémoire univoque à l'histoire multiple.

La Chapelle expiatoire est bâtie sur l'ancien cimetière paroissial de la Madeleine, lieu de sépulture de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Proche de la place de la Révolution (place de la Concorde) où était dressée la guillotine, le cimetière a également accueilli les dépouilles de nombreux condamnés. Sous la Restauration, les restes des souverains sont transférés à Saint-Denis tandis qu'est posée la première pierre du monument. Inaugurée en 1826, la Chapelle expiatoire est entièrement dédiée à la mémoire du régicide. Conçu comme une condamnation de la Révolution de 1789, le monument porte en lui une charge symbolique forte. C'est pourquoi, sous les différents régimes qui se succèdent au XIXe siècle, la Chapelle expiatoire a fait l’objet de plusieurs tentatives de démolition. Sa valeur patrimoniale est finalement reconnue lors de son classement en 1914. Des découvertes archéologiques récentes ont confirmés la présence des ossuaires de l'ancien cimetière qui contiennent certainement les dépouilles d'Olympe de Gouge, de Manon Roland, de Philippe Égalité, des députés Girondins, d’Hébert.... Au-delà d'un lieu de mémoire monarchique, la Chapelle expiatoire porte aussi en elle l'histoire de la Révolution.

Mardi 19 novembre 2019, à 15h 30

Astrid CASTRES, maître de conférences EPHE

Broder à Paris au XVIe siècle

Entre 1528, date à laquelle François Ier annonça à la municipalité parisienne sa décision de fixer à Paris sa résidence ordinaire, et 1589, année de la mort de Henri III et du début du siège, l'industrie de la broderie connut un véritable essor dans la capitale. Issue d'une thèse de doctorat soutenue en 2016, cette communication propose d'examiner ce que fut alors la production des ateliers des brodeuses et des brodeurs parisiens. Des textes d'archives et des documents iconographiques, confrontés aux rares textiles conservés, témoins émouvants de ce qu'il reste d'une production alors réputée dans tout le royaume et à l'étranger, permettront de reconstituer les processus de création, les gestes techniques de l'ouvrier et de mieux comprendre le quotidien de ces artisans du textile au XVIe siècle.

 

 

Mardi 17 décembre 2019, à 15h30

 Stéphanie LE GALLIC, Maître de conférences à l’Université Bordeaux-Montaigne

 Pourquoi Times Square n’est pas à Paris. Une histoire de la publicité lumineuse à Paris et à New York de la fin du 19e siècle à nos jours

 Si de nos jours, les modèles de publicité lumineuse parisien (ie. en périphérie, sous forme de lettres découpées situées au sommet des immeubles) et new-yorkais (ie. central, sous forme d’écrans placés en façade des buildings) semblent s’opposer, il n’en fut pas toujours ainsi. D’ailleurs, dans la 2e moitié du 19esiècle, la situation de ces deux villes était somme toute comparable : ces centres urbains avaient été précocement éclairés au gaz puis à l’électricité, expérimentaient une nouvelle culture vespérale et étaient perçus par leurs contemporains comme des vitrines de la modernité. Plus tard, les circulations transatlantiques à double sens, comme l’illustre l’histoire du néon, témoignent encore de relations récurrentes et complexes entre Paris et New York. Dès lors, comment expliquer la trajectoire différenciée de ces deux métropoles en matière de publicité lumineuse ? Dans la communication, nous tenterons d’apporter quelques éléments de réponse et d’identifier les points de divergence qui expliquent pourquoi, finalement « Times Square n’est pas à Paris ».

 

 

 

Mardi 21 janvier 2020, à 15h30

 Julien AVINAIN, chef du Pôle archéologique / DHAAP – UMR 7041 ArScAn, équipe GAMA

Émilie CAVANNA, archéogéographe, Pôle archéologique / DHAAP – UMR 7041 ArScAn, équipe Archéologies environnementales

La nouvelle carte archéologique de Paris : bilan et perspectives

 

Disponible sous la forme d’une application cartographique interactive sur www.paris.fr depuis le 3 juillet dernier, la nouvelle carte archéologique de Paris invite à explorer plus de 2000 découvertes archéologiques réalisées à Paris. De nombreuses sources de données ont été analysées, allant des mentions de découvertes anciennes des XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’aux rapports d’opérations archéologiques préventives les plus récents. Les archives de Théodore Vacquer – premier archéologue parisien (deuxième moitié du XIXe siècle) et celles de la Commission du Vieux Paris, conservées à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, constituent les fonds le plus importants pour documenter l’évolution de la capitale.

La nouvelle carte archéologique de Paris est issue du projet R&CAP (Référentiel et Cartographie de l’Archéologie Parisienne). Piloté par le Pôle archéologique (DHAAP) de la Ville de Paris depuis 2014, celui-ci bénéficie de la collaboration de l’Inrap, de la Drac Île-de-France et du CNRS (UMR 7041 ArScAn) et fédère de nombreux archéologues et historiens travaillant sur l’histoire de Paris. L’application est, quant à elle, développée en partenariat avec le consortium « Paris Time Machine » labellisé par la Très Grande Infrastructure de Recherche (TGIR) du CNRS Huma-Num

Pensé comme un outil de connaissance et de diffusion scientifique, l’objectif est de mettre à disposition des chercheurs et du grand public un inventaire actualisé des découvertes archéologiques parisiennes, régulièrement enrichi par de nouveaux contenus (story maps) et de nouvelles fonctionnalités à venir.