La Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France propose un cycle de conférences mensuelles d'octobre à juin, et des visites d'expositions ou de sites.

Certaines activités de ses partenaires (Société des amis des archives de France, séminaires de recherche...) sont également ouvertes à ses membres.

 

Les conférences du cycle 2018-2019 auront lieu à l'Institut de recherches et d'histoire des textes (IRHT), salle Jeanne Vieillard, 40 avenue d'Iéna, 75116 Paris. Métro Iéna.

Inscription obligatoire, au plus tard une semaine avant la conférence, sur : inscriptions@shpif.fr

 

 

Au dernier trimestre 2018

jeudi 25 octobre 2018, à 17 h 30

L’hôpital royal des Quinze-Vingts. Reconstruction architecturale d’un établissement de charité au xviiie siècle (1748-1779)par Alexandra MICHAUD, doctorante en histoire de l'art à l'Université de Lorraine

 

 

En 1748, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan, grand aumônier de France, prend la décision de reconstruire l’hôpital royal des Quinze-Vingts. Destiné à abriter des pauvres aveugles depuis sa fondation par Louis IX, les bâtiments dataient encore de l’époque médiévale ; ils menaçaient ruine depuis le début du siècle et étaient jugés inappropriés pour accueillir les trois cents malvoyants. L’édifice doit donc être détruit et reconstruit. Afin de rendre le complexe plus fonctionnel, le cardinal de Rohan charge l’architecte Jean-François Labbé, décédé en 1750, d’en établir le plan. Après son décès, son parent, Pierre-Henri Martin, dit de Saint-Martin, poursuit l’édification d’après ses relevés. Mais, s’il suit les dispositions prises pour les sols, il en modifie les élévations, agrémentant les façades d’ornements, afin de répondre à la grandeur de l’établissement, fondation royale. 

De sa reconstruction jusqu’à sa destruction prématurée dans les années 1780, il s’agira de retracer l’histoire de la construction de ses nouveaux bâtiments, à travers les diverses phases du chantier, les partis pris de Labbé et de Saint-Martin, mais aussi de la restituer dans son contexte urbanistique.

 

jeudi 29 novembre 2018, à 17 h 30.

Le Théâtre Nanterre-Amandiers, par Olivier MUTH, directeur des Archives départementales des Hauts-de-Seine, et Juliette GALLOIS, chargée d’études documentaires aux Archives départementales des Hauts-de-Seine

 

L’histoire du théâtre Nanterre-Amandiers est étroitement liée à la création des Maisons de la culture voulue par André Malraux en 1961. Dès la fin des années 1960, c’est par le biais de l’implantation de ces Maisons sur le territoire que se sont développés, hors de Paris, des Centres dramatiques de premier plan. En banlieue parisienne, c’est à Aubervilliers, avec le Théâtre de la Commune, ou à Nanterre qu’une nouvelle programmation voit le jour. En 1965, la ville de Nanterre, chef-lieu du nouveau département des Hauts-de-Seine, est en effet choisie pour accueillir une Maison de la culture à vocation régionale dont l'histoire est étroitement liée à celle du Théâtre des Amandiers. Cette conférence permettra aussi d’aborder les enjeux de la collecte des archives des théâtres publics dans les Hauts-de-Seine.

 

 

Jeudi 13 décembre 2018, à 17 h 30

Le Palais d’Orsay, par Hélène LEWANDOWSKI, historienne de l’architecture

Quelle histoire que celle du palais d’Orsay, désiré par un Empereur, abandonné par un vieux monarque, achevé par un « roi bourgeois », destiné à des diplomates mais occupé par des Conseillers d’Etat, incendié par des Communards et laissé 27 ans en ruines par la IIIe République ! Une histoire qui traverse tout le xixe siècle et qui a tant à nous apprendre sur les liens entre politique et architecture.

 

 

 

jeudi 10 janvier 2019, à 17h30

L’image de Paris et de l’Île-de-France au Moyen Âge (fin XIIe-début XVIe siècle), par Judith FÖRSTEL, conservateur du patrimoine au service Patrimoines et Inventaire,  Région Île-de-France

Dans le cadre d’une thèse de doctorat d’histoire soutenue en Sorbonne en décembre 2017, sous la direction du professeur Olivier Mattéoni, j’ai essayé de mettre en lumière les éléments constitutifs de l’identité parisienne et francilienne, tels qu’ils apparaissent dans les sources littéraires (chroniques, poésies, éloges de ville, récits de voyage…), depuis le règne de Philippe Auguste jusqu’à celui de François I er . Comment appelait-on cette région au Moyen Âge ? D’où vient ce mystérieux nom d’« Île-de-France » ? Quelles étaient ses spécificités aux yeux des écrivains médiévaux ? Comment ont-ils rendu compte des liens étroits qu’entretenait Paris et ses environs, sur les plans économique, administratif ou militaire ? Au fil des dépouillements, se construit l’image d’une région bien particulière, qui jouissait d’un réel prestige.