La Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France propose un cycle de conférences mensuelles d'octobre à juin, et des visites d'expositions ou de sites.

Certaines activités de ses partenaires (Société des amis des archives de France, séminaires de recherche...) sont également ouvertes à ses membres.

 

Les conférences ont lieu à l'École nationale des chartes.

(65, rue de Richelieu, 75002 Paris. Métro Palais-Royal.)

Inscription obligatoire, au plus tard une semaine avant la conférence, sur : inscriptions@shpif.fr

 

 

Au deuxième trimestre 2018

17 mai 2018, à 17 h 30.

Le Paris du collectionneur fin-de-siècle d'après le journal du bijoutier-joaillier Henri Veverpar Willa Z. SILVERMAN, professeur (Pennsylvania State University).

Bijoutier-joaillier célèbre dans l’avant-garde de l’Art nouveau, cogérant une maison familiale rue de la Paix, Henri Vever (1854-1942) fut aussi un collectionneur remarquable. Des tableaux de l’École de Barbizon et des Impressionnistes, il passa aux objets d’art japonais et des cultures de l’Islam ; l’amateur d’art fut également un bibliophile passionné. Les journaux que rédigea quotidiennement Henri Vever entre 1898 et 1901 nous font pénétrer au cœur d’un Paris du collectionneur. Il fréquentait assidûment salles de ventes, marchands de tableaux (Durand-Ruel, Petit), d’estampes et affiches (Sagot) et d’objets d’art japonais (Bing, Hayashi, Portier, Langweil), ainsi que les artisans de beaux livres, comme Charles Meunier, dont l’atelier se trouvait rue de la Bienfaisance, ou bien Henri Floury (1862-1961), éditeur-libraire dont la boutique du boulevard des Capucines servait principalement une clientèle de bibliophiles. La géographie parisienne de la ‘collectomanie’ fin-de-siècle révèle à la fois le développement du marché d’art tout au long du siècle ainsi que l’enchevêtrement de divers réseaux de collectionneurs auxquels appartenait Vever. Enfin, cette géographie en recoupe d’autres, comme celle d’un ‘Paris des plaisirs’ associé à cette époque avec les grands boulevards.

(cliquer ici)

14 juin 2018, à 17 h 30.

Entre foi et raison : l'église néoclassique à Paris (v.1750-v.1790), par Mathieu LOURS, docteur en histoire.

Les dernières décennies de l'Ancien Régime ont été marquées par la volonté de transformer la capitale pour lui donner l'apparence d'une cité des Lumières. Lumières de la raison pour les philosophes. Lumières de la foi pour le clergé. Un clergé par ailleurs largement acquis à l'idée que c'est par une architecture épurée, sobre, première, que foi et raison pourront être conciliées. La seconde moitié du XVIIIe siècle apparaît comme un moment unique de fermentation théorique et de mises en chantier d'un nombre significatif d'édifices religieux dans la capitale. Le Panthéon, alors Sainte-Geneviève, la Madeleine, Saint-Philippe-du-Roule et une quinzaine d'autres édifices sont projetés ou mien en chantier. La réflexion sur ce que doit être une église pour la capitale prend alors en compte non seulement la fonctionnalité liturgique, mais aussi le rôle social de l'église. Une église qui, derrière la blancheur de ses colonnes et ses portiques, est entendue comme l'association de la basilique et du temple. La conférence sera l'occasion de revenir sur certains de ces grands exemples, mais aussi de présenter des projets, parfois inédits, d'édifices qui ne furent pas réalisés et qui préparaient le second temps des églises néoclassique à Paris, pendant la Restauration et la monarchie de Juillet.