La Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France propose un cycle de conférences mensuelles d'octobre à juin, et des visites d'expositions ou de sites.

Certaines activités de nos partenaires (Société des amis des archives de France, séminaires de recherche...) sont également ouvertes à nos membres.

 

ATTENTION !! Le cycle de conférences 2020-2021 aura lieu aux Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier, 75019 Paris (M° et Tram Porte des Lilas, bus 61, 64, 69, 96), le mardi à 15h30 (sauf exception).

INSCRIPTION OBLIGATOIRE au plus tard le vendredi précédant la conférence

sur : inscriptions@shpif.fr 

En raison de la situation sanitaire actuelle, les Archives de Paris ont mis en place de nouvelles modalités d'accueil du public afin de garantir la sécurité de tous, conférenciers, auditeurs et personnel des Archives: 

- assistance limitée à 40 auditeurs au maximum,

- inscription obligatoire et transmission par la Société de la liste des auditeurs aux Archives de Paris, au plus tard un jour avant la conférence, 

- accès des auditeurs sur déclinaison de leur identité à l'interphone extérieur, 

- parcours précis à suivre à l'intérieur des Archives (nous serons là pour vous guider). 

Afin de respecter au mieux ces consignes et de communiquer dans les délais impartis la liste des auditeurs inscrits, nous vous demandons de vous inscrire au plus tard le vendredi précédant la conférence à l'adresse : inscriptions@shpif.fr

Nous vous remercions de vous conformer à ces consignes.

 

 

Mardi 16 février 2021, à 17h (Visioconférence)

 

Raphaële Skupien, maitresse de conférence, université de Lille

 

Les peintres cartographes à l’aube de la Renaissance. Focus sur le milieu parisien, de Jacques Coene à Gauthier de Campes

 

Les hasards de calendriers ont empêché Frédéric Elsig d’ajouter à la liste des compétences de Gauthier de Campes celle de cartographe (François Ier et l’art des Pays-Bas [Exposition, Paris, Musée du Louvre, 2017]). Ce remarquable peintre polyvalent, identifié avec le Maître de saint Gilles, fut l’un des artistes les plus en vue à Paris sous le règne de François Ier. On lui doit notamment la Figure accordée de Faremoutiers et de Pommeuse, une figure de justice datée de 1526 et levée dans le cadre d’un procès pendant au Parlement de Paris (Quand les artistes dessinaient les cartes [Exposition, Paris, Archives nationales, 2019]).

 

L’exposition présentée aux Archives nationales a permis de replacer cette figure dans le cadre d’une cartographie locale impulsée, dans le royaume de France, par le Parlement de Paris dès le XIVe siècle et d’esquisser les contours d’un genre pictural méconnu, entre production artistique et production juridique.

 

L’enquête prosopographique que j’ai commencée nous renseigne sur le profil de ces peintres, cartographes avant l’heure, et éclaire la genèse de la cartographie en France. La conférence présentée à la Société de l’histoire de Paris et d’Île-de-France mettra l’accent sur ces peintres cartographes dont l’activité est attestée à Paris avant 1550.

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 9 mars 2021, à 17h (Visioconférence)

Sylvie Gonzalvez, conservateur en chef du patrimoine honoraire

La Commune de Paris, une révolution. Images du musée d'art et d'histoire Paul Eluard de Saint-Denis

Le musée, installé dans l'ancien carmel où Louise de France vécut sa foi en Dieu, est riche de plus de 15 000 documents sur la guerre de 1870 et la Commune de Paris. Cette révolte populaire, qui fait suite à la défaite de la guerre franco-prussienne, durera 72 jours, du 18 mars au 28 mai 1871. Le gouvernement élu aura le temps d'éditer des lois avant-gardistes (séparation de l'église et de l'Etat, suppression du travail de nuit, de la peine de mort, école publique gratuite, etc..) avant d'être sévèrement réprimé par les troupes de Versailles. 

Une page d'histoire parisienne méconnue, que la multiplicité des supports (dessins de presse, photographie, peinture,...) montre de manière permanente dans un musée de banlieue. 

Mardi 6 avril 2021, à 17h (Visioconférence)

Christiane Demeulenaere, vice-présidente de l’Association d’histoire et d’archéologie du 20e arrondissement de Paris

La Commune de Paris… vue du 20e arrondissement

L’histoire locale nous rend plus familière et aisée l’approche de la Grande Histoire. On a dit que la Commune avait gouverné « au raz des pavés ». Ici, ce sera une lecture « au raz des pavés » que nous proposerons de cet événement, à la fois si bref (72 jours) mais dont le retentissement fut immédiatement mondial. Nous nous posterons sur les collines de Belleville, des Buttes-Chaumont et de Ménilmontant. Nous suivrons le petit peuple de l’Est Parisien qui retrouve dans les clubs politiques et sur les barricades son enthousiasme pour les idées sociales de la fin de l’Empire. Enrôlé en masse dans la Garde nationale, indiscipliné et valeureux, il est de tous les combats. « Belleville est bruyant, expansif, débraillé », écrit le journal La Liberté du 8 mai 1871. Bientôt ce sera la Semaine sanglante (21-28 mai 1871) qui s’achève dans le sang et les larmes au Père-Lachaise, puis devant le Mur des Fédérés, sur les pontons de la déportation ou dans l’exil de la proscription.

Mardi 11 mai 2021, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences ou Visioconférence)

Laure Godineau et Marc César, Université Sorbonne Paris Nord (Paris 13), Laboratoire Pléiade

1871-2021 : relire la Commune aujourd’hui

A l’occasion de son 150e anniversaire, Laure Godineau et Marc César reviendront sur les nouvelles approches et nouvelles recherches autour de la Commune de 1871, à partir de l’ouvrage collectif qu’ils ont dirigé : La Commune de 1871 : une relecture, Paris, Créaphis, 2019 (2ème éd. 2020). L’accent sera mis non seulement sur le renouvellement des problématiques relatives à la Commune de Paris mais aussi sur les travaux concernant l’ensemble du territoire français en 1870-1871 et sa dimension transnationale. La conférence verra comment ce renouvellement repose sur des sources qui sont encore à découvrir ou à redécouvrir

Mardi 8 juin 2021, à 15h 30 ("en présenciel", Archives de Paris, salle de conférences)

Christiane Cheneaux-Berthelot, chercheur associé au Centre Roland Mousnier, UMR 8596, Sorbonne Université

Paris et ses campagnes au XIX° siècle : marchés, productions, producteurs

Le département de la Seine au XIX° siècle englobait encore de larges espaces agricoles dans ses deux arrondissements ruraux de Saint-Denis au nord et de Sceaux au sud. Mais son approvisionnement était fonction aussi de ses relations avec ce que l’on appelait « le rayon de Paris » : une grande partie de l’Île-de-France, voire du Bassin parisien. Plus petit département français, le plus peuplé, le plus riche, portant la capitale, il aurait pu faire figure d’intrus dans le monde, à l’époque très vaste, des campagnes provinciales, des terres à blé. Cependant, terre à céréales, terre d’horticulture et de maraîchage, portant vergers et vignes, le pourtour rural de Paris déclinait un impressionnant panel de cultures qui alimentaient les Halles au quotidien. De ce fait, ce département participait pleinement des avancées de l’agriculture, et était également le reflet de ses archaïsmes. La Seine était le poumon d’un intense commerce et cependant, ne pouvait assumer à lui seul l’approvisionnement de la capitale ; carrefour des transports, il profitait d’autant plus des progrès ou pâtissait des retards d’infrastructures. Appelé à « dominer » la province par sa vocation de département-capitale, quel était, pour cet espace « écartelé » entre le rural et l’urbain, son impact réel sur les marchés ? Les crises, communes à nombre de régions étaient-elles atténuées ou diminuées parce que le département était le siège du gouvernement et celui de marchands influents ? A la fois typique de l’époque mais atypique par ses spécificités, l’étude locale du département de la Seine peut-elle servir de marqueur à une étude globale de l’économie rurale en France au XIX° siècle ?