La Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France propose un cycle de conférences mensuelles d'octobre à juin, et des visites d'expositions ou de sites.

Certaines activités de nos partenaires (Société des amis des archives de France, séminaires de recherche...) sont également ouvertes à nos membres.

 

ATTENTION !! Le cycle de conférences 2020-2021 aura lieu aux Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier, 75019 Paris (M° et Tram Porte des Lilas, bus 61, 64, 69, 96), le mardi à 15h30 (sauf exception).

INSCRIPTION OBLIGATOIRE au plus tard le vendredi précédant la conférence

sur : inscriptions@shpif.fr 

En raison de la situation sanitaire actuelle, les Archives de Paris ont mis en place de nouvelles modalités d'accueil du public afin de garantir la sécurité de tous, conférenciers, auditeurs et personnel des Archives: 

- assistance limitée à 40 auditeurs au maximum,

- inscription obligatoire et transmission par la Société de la liste des auditeurs aux Archives de Paris, au plus tard un jour avant la conférence, 

- accès des auditeurs sur déclinaison de leur identité à l'interphone extérieur, 

- parcours précis à suivre à l'intérieur des Archives (nous serons là pour vous guider). 

Afin de respecter au mieux ces consignes et de communiquer dans les délais impartis la liste des auditeurs inscrits, nous vous demandons de vous inscrire au plus tard le vendredi précédant la conférence à l'adresse : inscriptions@shpif.fr

Nous vous remercions de vous conformer à ces consignes.

 

 

Mardi 27 octobre 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

 

Nicolas MOUCHERONT, doctorant à l’EHESS

 La chute du pont Notre-Dame. Un scandale financier au temps des guerres d'Italie

Les répercussions de l'effondrement du pont Notre-Dame, survenu à Paris le 25 octobre 1499, sur la vie politique parisienne furent nombreuses. Dans l'immédiat, le prévôt des marchands et les échevins furent arrêtés par le parlement de Paris qui nomma trois commis au gouvernement. Condamnés à de lourdes amendes, ils ne firent plus jamais parler d'eux. Denis Hesselin, receveur de la ville de Paris, fut en revanche libéré à la demande expresse du roi Louis XII. Son fils devint quelques années plus tard receveur des aides concédées par le roi afin de financer une reconstruction en pierre. Quels sont les motifs implicites et explicites d'un tel traitement de faveur ?

 

 

 

 

 

Mardi 10 novembre 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Odile BORDAZ, conservateur du patrimoine

Paris au temps des mousquetaires du roi

Le Paris des Mousquetaires du Roi, que nous allons découvrir, est celui du temps de Louis XIII et des premières décennies du règne de Louis XIV. Paris était alors l'une des capitales les plus peuplées d'Europe et une ville en constante transformation. Le quartier des mousquetaires s'étendait sur la rive gauche, au faubourg Saint-Germain. Là, se trouvaient les hôtels de M. de Tréville et de d'Artagnan, ainsi que l'hôtel de la première compagnie des mousquetaires. Chroniques, mémoires, actes notariés fourmillent de détails relatifs à la vie quotidienne de ces gentilshommes qui constituaient un corps d'élite au service exclusif du souverain et dont la présence dans la capitale ne passait pas inaperçue.

Mardi 15 décembre 2020, à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Christophe POMMIER, conservateur-adjoint au département de l’artillerie du Musée de l’armée

La guerre de 1870-1871 en Île-de-France : combats, occupation et résistance

Le siège de Paris a été l’opération militaire la plus longue et la plus ambitieuse de la guerre de 1870-1871. C’est également un enjeu stratégique de première importance : fin janvier 1871, la reddition de Paris signe la fin de la guerre et la défaite de la France. Pendant les 132 jours du siège, les opérations militaires se succèdent, en Île-de-France comme en province, pour tenter de délivrer Paris, sans succès, tandis que les Franciliens subissent, en plein hiver, les vicissitudes de la guerre.

Mardi 19 janvier 2021 à 15h 30 (Archives de Paris, salle de conférences)

Guillaume NAHON, conservateur général du patrimoine, directeur des Archives de Paris

La Campagne embourgeoisée. L’habitat de plaisance à Charonne, 1650-1850 

Comme de nombreuses paroisses de la banlieue, le village du Grand Charonne est un lieu de villégiature prisé des élites parisiennes dès le Moyen Âge. Le phénomène est bien documenté à partir du XVIIe siècle et les sources des XVIIIe et XIXe siècles permettent de le mesurer avec précision. Il atteint son apogée à la fin de l’Ancien Régime. « La situation de ce village sur la pente d’un coteau fait que l’on y voit de jolies maisons de campagne », dit Thiéry dans son Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, publié en 1787. On y dénombre alors près d’une trentaine de maisons qui, avec leurs jardins clos, occupent la majeure partie de l’agglomération villageoise. Le plus souvent construites sur des parcelles initialement destinées à l’habitat et à l’exploitation agricoles, elles disparaissent progressivement à partir de la Révolution, à la faveur d’un mouvement que l’on pourrait qualifier de « reconquête horticole ».