Prochaine conférence de la SHPIF

17 mai 2018, à 17 h 30.

Le Paris du collectionneur fin-de-siècle d'après le journal du bijoutier-joaillier Henri Vever, par Willa Z. SILVERMAN, professeur (Pennsylvania State University).

Bijoutier-joaillier célèbre dans l’avant-garde de l’Art nouveau, cogérant une maison familiale rue de la Paix, Henri Vever (1854-1942) fut aussi un collectionneur remarquable. Des tableaux de l’École de Barbizon et des Impressionnistes, il passa aux objets d’art japonais et des cultures de l’Islam ; l’amateur d’art fut également un bibliophile passionné. Les journaux que rédigea quotidiennement Henri Vever entre 1898 et 1901 nous font pénétrer au cœur d’un Paris du collectionneur. Il fréquentait assidûment salles de ventes, marchands de tableaux (Durand-Ruel, Petit), d’estampes et affiches (Sagot) et d’objets d’art japonais (Bing, Hayashi, Portier, Langweil), ainsi que les artisans de beaux livres, comme Charles Meunier, dont l’atelier se trouvait rue de la Bienfaisance, ou bien Henri Floury (1862-1961), éditeur-libraire dont la boutique du boulevard des Capucines servait principalement une clientèle de bibliophiles. La géographie parisienne de la ‘collectomanie’ fin-de-siècle révèle à la fois le développement du marché d’art tout au long du siècle ainsi que l’enchevêtrement de divers réseaux de collectionneurs auxquels appartenait Vever. Enfin, cette géographie en recoupe d’autres, comme celle d’un ‘Paris des plaisirs’ associé à cette époque avec les grands boulevards.

Inscription obligatoire, au plus tard une semaine avant la conférence, sur : inscriptions@shpif.fr