Mardi 8 juin 2021, à 15h30 ("en présenciel", Archives de Paris, Salle de conférences)

Christiane Cheneaux-Berthelot, chercheur associé au Centre Roland Mousnier, UMR 8596, Sorbonne Université
Paris et ses campagnes au XIX° siècle : marchés, productions, producteurs.


Le département de la Seine au XIX° siècle englobait encore de larges espaces agricoles dans ses deux arrondissements ruraux de Saint-Denis au nord et de Sceaux au sud. Mais son approvisionnement était fonction aussi de ses relations avec ce que l’on appelait « le rayon de Paris » : une grande partie de l’Île-de-France, voire du Bassin parisien. Plus petit département français, le plus peuplé, le plus riche, portant la capitale, il aurait pu faire figure d’intrus dans le monde, à l’époque très vaste, des campagnes provinciales, des terres à blé. Cependant, terre à céréales, terre d’horticulture et de maraîchage, portant vergers et vignes, le pourtour rural de Paris déclinait un impressionnant panel de cultures qui alimentaient les Halles au quotidien. De ce fait, ce département participait pleinement des avancées de l’agriculture, et était également le reflet de ses archaïsmes. La Seine était le poumon d’un intense commerce et cependant, ne pouvait assumer à lui seul l’approvisionnement de la capitale ; carrefour des transports, il profitait d’autant plus des progrès ou pâtissait des retards d’infrastructures. Appelé à « dominer » la province par sa vocation de département-capitale, quel était, pour cet espace « écartelé » entre le rural et l’urbain, son impact réel sur les marchés ? Les crises, communes à nombre de régions étaient-elles atténuées ou diminuées parce que le département était le siège du gouvernement et celui de marchands influents ? Á la fois typique de l’époque mais atypique par ses spécificités, l’étude locale du département de la Seine peut-elle servir de marqueur à une étude globale de l’économie rurale en France au XIX° siècle ?

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